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My Meat ou la révolution du circuit court de la viande

Rencontre à l’incubateur de TBS, avec Babakar Wade et son équipe pour parler de leur application My meat qui réconcilie le monde de la boucherie et le circuit court.


Quel concept?

Babakar Wade est parti d’un constat personnel très simple : quand il s’agit de se rendre à la boucherie, il y a toujours la queue. De ce constat est née My Meat, une application qui permet de vous faire livrer, chez vous, la viande que vous souhaitez. Tous les Français peuvent se faire livrer en moins de 24 heures toute sorte de viande, qu’elle soit rouge ou blanche ou encore des viandes respectant les pratiques religieuses de chacun.

Pour ce faire, il vous suffit de rejoindre la communauté en téléchargeant l’application et de faire votre choix parmi une large sélection de producteurs de viande. En cliquant  sur un producteur, vous aurez accès à toutes sortes d’informations (la région où exerce l’éleveur, le type de viande qu’il propose, des photos de l’exploitation et toutes autres informatiques dont vous pourriez avoir besoin).


Dans quel contexte My Meat développe son activité?

On constate, aujourd’hui, une forme de préoccupation vis-à-vis de la consommation de viande, les gens se sentent concernés de l’impact de l’élevage sur la planète et surtout du bien-être animal. Les Français font de plus en plus attention à ce qu’ils mangent et à la provenance des produits qu’ils consomment. Toutefois, même si on pourrait penser que le marché de la viande en France connait une crise, la réalité est autre : les Français préfèrent consommer moins de viande mais consommer une viande de qualité qui est en adéquation avec leurs valeurs. A cet effet, la viande rouge est moins consommée mais on assiste à une recrudescence de la viande blanche.


Quelles assurances pour le consommateur?

Tout d’abord, la charte qualité est un élément central pour Babakar et son équipe qui mettent un point d’honneur à ce que tous les éleveurs partagent les mêmes valeurs éthiques de l’entreprise. Les conditions d’élevage et la qualité de la viande sont donc bien vérifiées. De même, après chaque commande passée, Babakar appelle ses clients pour connaître leur retour et pouvoir au mieux vous satisfaire lors de votre prochaine commande.

Notons aussi, les conditions sanitaires qui sont primordiales quand il s’agit de livraison de viande ! Pour respecter la chaine du froid et garantir à ses clients une viande 100% fraiche, la start-up My Meat fait appel à Chrono Fresh, une entreprise spécialisée dans ce genre de livraison. De plus,  les consommateurs peuvent eux même vérifier grâce à l’application géo-localisée, où en est leur colis. Ainsi, aucun problème de livraison ou de fraîcheur n’est à craindre !

Et l’éleveur dans tout cela?

Pour Babakar et son équipe, l’application My Meat doit promouvoir une relation win-win, autant pour les consommateurs que les producteurs. En effet, cette application est gratuite pour les éleveurs, il n’y a pas de frais d’inscription, tout le monde peut s’inscrire tant que leurs mode de production correspondent en tout point à la charte établie par My Meat. De plus, l’éleveur ne souscrit à aucun abonnement, et ne paie aucun frais bancaire, l’éleveur doit juste préparer la viande que le client souhaite, Chrono Fresh vient ensuite chercher la commande et l’achemine à son destinataire.

Enfin, le point le plus important pour l’éleveur c’est la liberté : les prix ne sont pas plafonnés contrairement à d’autres circuits courts. L’éleveur est libre de fixer le prix qu’il souhaite pour ses produits ! Ainsi, chaque éleveur fixe le prix qu’il estime être correct et décent.

A travers ceci, on comprend alors que l’expression relation gagnante prend tout son sens !


Du B to C au B to B

Tout comme les consommateurs, les professionnels de la restauration peuvent faire appel aux services de My Meat. Il est possible pour les restaurateurs d’acheter en grande quantité et de se faire livrer toujours en moins de 24 heures, parfait quand on connait le mouvement perpétuel propre aux métiers de bouche !

Communication et financement

Le grand atout de My Meat est sa communication, on ne compte plus les articles dans de grands magazines comme Elle, Le Petit Futé ou encore le Parisien ! Une chose est sûre, le concept plait !

My Meat, bien ancrée dans son temps, communique aussi grâce aux supports digitaux comme les réseaux sociaux. Vous pouvez donc les suivre sur Facebook et sur Instagram!

Enfin, pour finir sur le financement, il est important de noter que pour le moment My Meat compte sur le financement privé pour faire croître et développer leur communauté.


Un conseil de Babakar?

Mettre l’accent sur l’écoute, réfléchir, ne rien occulter et toujours être dans l’action !

 

Si vous aussi, vous soutenez les circuits courts, le made in France et nos éleveurs, n’hésitez plus et passez commande, une chose est sûre vous ne serez pas déçue !

Facebook : https://www.facebook.com/MyMeatApp/

Instagram : https://www.instagram.com/mymeatapp/

Application : https://linktr.ee/mymeatapp

LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/mymeatapp

Numéro: 07 68 33 55 46.

Marie SELLES

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L’Intelligence artificielle: la technologie incontournable du futur?

Il y a quelques jours Emmanuel Macron annonçait un plan d’un milliard d’euros pour faire de la France le leader dans le domaine de l’intelligence artificielle, tant ce domaine semble incontournable aujourd’hui. L’intelligence artificielle est un ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine. Cette technologie est omniprésente dans beaucoup de domaines aujourd’hui mais suscite constamment des débats. Mais alors qu’en est-il vraiment ? L’intelligence artificielle est-elle un véritable atout pour une entreprise ?

Microsoft, Google, Facebook… toutes les plus grandes entreprises du XXIème siècle ont recours à l’intelligence artificielle pour améliorer leur productivité. Cette technologie leur permet de gagner du temps (et donc de l’argent) tout en fournissant un travail de grande qualité. En effet, il y a quelques années, l’intelligence artificielle accomplissait des tâches dites simples mais aujourd’hui les robots sont capables de diagnostiquer des cancers par exemple ! D’autre part, beaucoup d’entreprises se servent de la technologie communément appelée « Machine Learning » pour enrichir le travail des robots. C’est un système autonome qui se nourrit des données qu’il reçoit. Ainsi, tout seul, le système devient de plus en plus performant et est capable de traiter des cas de plus en plus complexes. La quasi-totalité des entreprises aujourd’hui pourrait incorporer l’intelligence artificielle dans son système de production, les prix sont de plus en plus faibles et les entreprises voient alors l’opportunité d’augmenter leur marge.

Toutefois, beaucoup d’entreprises en France sont encore réfractaires à l’idée d’incorporer les robots dans leurs structures. Effectivement, nombreuses seraient les entreprises prêtes à se servir des robots pour des tâches simples comme les chatbots par exemple (82% selon une étude ministérielle), mais peu sont enclines à employer des robots pour des tâches capitales (moins de 20%). Mais comment l’expliquer ? Le manque de confiance dans les nouvelles technologies et les débats de plus en plus nombreux sur l’intelligence artificielle sont sûrement en cause. On reproche aux chefs d’entreprises de vouloir remplacer les employés par des robots qui coûtent beaucoup moins chers (pas de salaire, pas de cotisations salariales, pas d’incapacité de travail, pas de contraintes horaires…). Les salariés pouvant être remplacés par la technologie sont pour la plupart peu qualifiés, leur travail peut être automatisé, ainsi tous les employés ne sont pas égaux face à la concurrence robotique, ce qui pose un réel débat social.

Enfin, nous pouvons évoquer la question éthique sur l’incorporation des robots dans les entreprises. Comme nous l’avons vu précédemment, aujourd’hui, l’intelligence artificielle est capable de remplacer l’homme sur de nombreux domaines dont la médecine par exemple. Or, un médecin est un Homme doté d’intelligence « intellectuelle » (le savoir) mais aussi d’une intelligence « émotive » (les sentiments comme la compassion ou la pitié), ce dont sont totalement dépourvus les robots. C’est cette intelligence émotive qui fait une différence, surtout dans le milieu médical, cette compréhension subjective de l’Autre est nécessaire pour certaines fonctions.

L’entreprise a connu de grands changements en moins de deux siècles, et aujourd’hui avec l’incorporation de l’intelligence artificielle l’entreprise change radicalement de forme. Mais alors une complémentarité homme/robot est-elle possible ? Comment concilier la productivité offerte par les technologies et le devoir éthique propre à chaque fonction ? C’est sûrement à ces questions que vont devoir répondre, dans un futur proche, les entreprises ou bien même les politiques.

Marie Selles

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