La Rédac’ était là #3 : Mini-Cours avec Joackim Le Moniet, CEO de Boby

Boby est une messagerie internet automatique (chatbot) qui permet de répondre automatiquement aux premières demandes des visiteurs d’un site Internet. Optimize a eu la chance d’accueillir lors de son premier “Mini-Cours” de l’année Joackim Le Moniet, CEO de Boby. L’occasion pour tous les participants d’en apprendre un peu plus sur le webmarketing.

Le taux de conversion ou la valeur par prospect ?

Le taux de conversion est représenté par le pourcentage du nombre de visiteurs qui vont acheter des produits, réagir à un article, cliquer sur un lien… Il va dépendre de différents paramètres tels que le prix du produit vendu ou la qualité du trafic sur le site internet. La taux de conversion est très variable, on préférera donc utiliser la valeur par prospect qui permet d’évaluer quelle publicité ou quelle campagne marketing draine le plus de clients (“lead”).  

Avant même d’analyser cette donnée, il est important d’éduquer son prospect, c’est-à-dire l’habituer à sa marque. Il faut pré-vendre son contenu à un potentiel client en fonction de ses précédentes recherches.  On éduque ses prospects à sa marque avant de vendre ses produits, cela permet une forte augmentation du taux de conversion. 

L’intérêt du référencement et du taux de rebond

Pour un référencement en ligne efficace, il faut trouver les bons mots-clés, ces fameux keywords permettant une forte augmentation du trafic. Les keywords sont devenus très importants car ils permettent de se faire référencer par Google. Quand on sait que 90% des utilisateurs de Google n’étendent jamais leurs recherches jusqu’à la page 2, il est primordial d’avoir un référencement efficace.  Deux logiciels vous permettent d’orienter vos contenus :  « Answer the public » ou « Ubersuggest ».

Pour un site internet, le taux de rebond est également important. En clair, un taux de rebond de 100% veut dire que 100% des internautes quittent directement le site Internet après la première page ouverte. Le taux de rebond moyen est de 40% (c’est-à-dire 40% des personnes visitent au moins 2 pages sur un site internet) et le temps moyen passé sur un site est de 2min17. C’est un laps de temps très court durant lequel efficacité et pertinence sont les maîtres-mots.  Pour augmenter le taux de rebond, plusieurs possibilités : les keywords, écrire et actualiser le contenu ou encore faciliter la navigation sur le site.

Pourquoi un chatbot permet d’augmenter les performances ?

L’objectif d’un chatbot est que l’utilisateur discute avec la marque sur une interface simplifiée. L’intérêt est de faire ressentir au client une relation d’Homme à Homme alors qu’il discute avec une machine. Cependant, aujourd’hui encore, malgré les avancées de la technologie, le chatbot ne peut pas encore se substituer totalement à l’Homme. Une entreprise peut se tourner vers un chatbot pour automatiser certaines questions / réponses avec le client mais cela demeure encore limité. L’homme a encore une place dans la relation entreprise / client, y compris sur Internet.

Ronan Desdouits

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La Rédac’ était là #2 Gawad Kalinga, un bel exemple d’entrepreneuriat social

Le mardi 16 octobre 2018, Optimize ainsi que le Bureau De l’Humanitaire ont eu la chance d’accueillir au sein des locaux de Toulouse Business School, les représentants de l’ONG Gawad Kalinga. L’occasion pour nous de les remercier encore une fois pour ce moment de partage.

Pour beaucoup d’entre nous encore l’expression “entrepreneuriat social” paraît être antinomique, à tel point qu’il semblerait difficile d’envisager l’entrepreneuriat comme une vraie valeur ajoutée pour la société civile. Pourtant cette notion encore confuse pour beaucoup, prend tout son sens avec Gawad Kalinga. En effet, le but ultime de l’ONG est de faire sortir de la pauvreté – à travers la création d’entreprises solidaires –  30 millions de Philippins d’ici 2024.

Depuis sa création en 2003, Gawad Kalinga est devenue la plus grande ONG des Philippines grâce à ses actions de grande ampleur. L’objectif est de responsabiliser les individus en les rendant maîtres de leur destin, c’est-à-dire aider les Philippins à briser le cercle vicieux de la pauvreté car c’est avant tout un problème de comportement. L’Humain est au coeur de leur projet. Gawad Kalinga met au service des populations les compétences des bénévoles afin de redonner aux Philippins la dignité et la confiance qu’ils méritent. Le proverbe “donne un poisson à un homme qui n’a rien à manger, il n’aura pas faim pendant un jour, apprends-lui à pêcher et il n’aura plus jamais faim” reprend alors tout son sens avec Gawad Kalinga.

Un programme holistique

Le programme de l’ONG se compose de 7 chapitres basés sur des valeurs humanistes telles que:

  • La construction de maisons dans les villages
  • La sécurité alimentaire
  • L’éducation notamment dans les villages les plus reculés
  • La santé
  • L’environnement à travers, par exemple, le traitement des déchets
  • La promotion de l’entrepreneuriat social
  • La promotion de valeurs humanistes

Un vrai pouvoir d’action grâce aux grands groupes

Pour financer tous ces projets, l’association Gawad Kalinga peut compter sur le soutien de grands groupes. Par exemple, les passagers d’Air France ont  la possibilité de convertir leurs points de fidélité FlyingBlue en dons pour l’ONG. Tout comme l’entreprise Air Liquide, leader mondial du gaz, qui fait bénéficier aux pêcheurs de leurs nouvelles technologies afin de mieux gérer la chaîne du froid, ou encore Sanofi qui aide les Philippins à collecter des données médicales dans un pays où l’on dénombre 1 médecin pour 37 000 habitants !

D’autre part, Gawad Kalinga peut se féliciter d’agir quotidiennement auprès des familles philippines, par exemple, une entreprise de peluches a vu le jour grâce aux compétences en couture des femmes de villages philippins. De même, une école de jeunes entrepreneurs a été créée, le SEED, donnant, ainsi, aux Philippins l’opportunité de montrer leur propre entreprise . Toutes ces actions n’ont qu’un seul but : rendre  les populations autonomes et ceci passe par l’augmentation de leur qualité de vie (à travers des salaires dignes), par la protection de l’environnement et par  l’économie circulaire. Et, enfin le plus important, l’autonomie des individus passe par la sécurité procurée par des emplois stables, cette dernière permet aux populations de ne plus vivre au jour le jour mais de pouvoir envisager différemment le futur.

Répondre aux clichés liés à l’entrepreneuriat

Ne vous fiez pas aux clichés, l’entrepreneuriat social ne se fait pas au détriment de la qualité des biens et services produits et Gawad Kalinga nous en livre un bel exemple. L’entreprise de peluches Plush and Play, mentionnée plus haut, respecte toutes les normes qualité des jouets européens tout comme l’entreprise philippine Human Nature qui est l’entreprise possédant le plus de labels organiques au monde ! Impressionnés n’est-ce pas ?

Dans un monde qui remet de plus en plus en cause les entreprises – et donc les entrepreneurs – Gawad Kalinga suscite notre intérêt comme en témoigne le silence admiratif régnant durant toutes  les interventions des membres de l’association. Pour en savoir plus sur les actions et les besoins de l’ONG, rendez-vous sur : gk-europe.org/fr/

Marie SELLES

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Ces startup qui luttent contre la faim

Avec la journée Gawad Kalinga qui approche et la popularité croissante du Business For Good, il m’a paru opportun d’aborder un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la place de l’entrepreneuriat social dans la réduction de la faim.

La réponse à un enjeu majeur

Avec près de 815 millions de victimes dans le monde, une augmentation de plus de 38 millions en comparaison avec l’année précédente, 155 millions d’enfants qui souffrent d’un retard de croissance et 52 millions d’’insuffisance pondérale, la faim dans le monde ne cesse de croître et le fossé des inégalités de s’élargir. Ces chiffres peuvent paraître lointains, étrangers, mais ils traduisent pourtant le douloureux quotidien de plus de 11% de la population mondiale.

La question de la gestion des ressources alimentaires, de leur répartition est donc un problème contemporain majeur, qui nous concerne tous. Comme le disait si bien Coluche, «c’est pas vraiment de ma faute si y’en a qui ont faim, mais ça le deviendrait si on y changeait rien »

C’est ce qu’ont décidé de faire ces entrepreneurs dits « responsables », et pas de n’importe quelle façon. En construisant des business modèles durables et combinant ainsi la performance économique et la lutte contre la faim, ils se dressent en véritables héros des temps modernes, charismatiques, novateurs et téméraires.

L’innovation, au cœur de l’engagement de ces entreprises

Mais qui sont-ils ? Voici quelques startups qui ont fait de la lutte contre la faim leur combat, et qui relèvent avec brio le défi :

Too Good To Go : « Réduis le gaspi, manges à petit prix », voilà ce que promet cette application qui ambitionne de révolutionner les modes de consommation. Créée en 2016 par Lucie Basch, l’entreprise résulte d’une volonté de réduire le gaspillage alimentaire tout en proposant des aliments moins chers. Trop beau pour être vrai ? Comment c’est possible ? C’est simple, il suffit d’aller sur l’application qui permettra alors de savoir quels magasins ont des invendus et de les acheter à un moindre coût.

Protifly  ou comment repenser l’agriculture ! Cette start up, fondée il y a bientôt deux ans par deux alumnis de TBS propose des engrais à base … d’insectes ! En plus d’être favorables à l’écologie, ces engrais, durables et biodégradables, permettent de cultiver plus et mieux, et de fertiliser les sols !

Feed : Cette foodtech parisienne propose des repas complets à prix raisonnables. Sous la forme de barres nutritives, boissons ou préparation en shaker. L’objectif n’est pas de supplanter complètement l’alimentation traditionnelle, mais la start up en offre une alternative pratique, pour se nourrir mieux et efficacement.

Des limites encore trop apparentes ?

Néanmoins, les efforts des entrepreneurs ne suffisent pas toujours, le problème de la faim dans le monde affecte moins certaines sociétés, certains pays que d’autres. Lutter contre la faim ne consiste pas à trouver une solution miracle, un engrais magique, mais d’abord à changer et à faire évoluer les mentalités, en luttant contre le gaspillage alimentaire, en cultivant des aliments plus nutritifs et en facilitant leur commercialisation.

Dès lors, si nos entrepreneurs sont sur la bonne voie, l’objectif du millénaire de l’ONU (éradiquer la faim dans le monde) est loin d’être atteint. La prise de conscience doit être générale. Alors mobilisons-nous ! La faim dans le monde est un problème qui nous concerne tous et qui, s’il n’est pas résolu, peut avoir de graves répercussions sur les années à venir.

Yasmine El Alami Idrissi

 

 

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