Articles

My Meat ou la révolution du circuit court de la viande

Rencontre à l’incubateur de TBS, avec Babakar Wade et son équipe pour parler de leur application My meat qui réconcilie le monde de la boucherie et le circuit court.


Quel concept?

Babakar Wade est parti d’un constat personnel très simple : quand il s’agit de se rendre à la boucherie, il y a toujours la queue. De ce constat est née My Meat, une application qui permet de vous faire livrer, chez vous, la viande que vous souhaitez. Tous les Français peuvent se faire livrer en moins de 24 heures toute sorte de viande, qu’elle soit rouge ou blanche ou encore des viandes respectant les pratiques religieuses de chacun.

Pour ce faire, il vous suffit de rejoindre la communauté en téléchargeant l’application et de faire votre choix parmi une large sélection de producteurs de viande. En cliquant  sur un producteur, vous aurez accès à toutes sortes d’informations (la région où exerce l’éleveur, le type de viande qu’il propose, des photos de l’exploitation et toutes autres informatiques dont vous pourriez avoir besoin).


Dans quel contexte My Meat développe son activité?

On constate, aujourd’hui, une forme de préoccupation vis-à-vis de la consommation de viande, les gens se sentent concernés de l’impact de l’élevage sur la planète et surtout du bien-être animal. Les Français font de plus en plus attention à ce qu’ils mangent et à la provenance des produits qu’ils consomment. Toutefois, même si on pourrait penser que le marché de la viande en France connait une crise, la réalité est autre : les Français préfèrent consommer moins de viande mais consommer une viande de qualité qui est en adéquation avec leurs valeurs. A cet effet, la viande rouge est moins consommée mais on assiste à une recrudescence de la viande blanche.


Quelles assurances pour le consommateur?

Tout d’abord, la charte qualité est un élément central pour Babakar et son équipe qui mettent un point d’honneur à ce que tous les éleveurs partagent les mêmes valeurs éthiques de l’entreprise. Les conditions d’élevage et la qualité de la viande sont donc bien vérifiées. De même, après chaque commande passée, Babakar appelle ses clients pour connaître leur retour et pouvoir au mieux vous satisfaire lors de votre prochaine commande.

Notons aussi, les conditions sanitaires qui sont primordiales quand il s’agit de livraison de viande ! Pour respecter la chaine du froid et garantir à ses clients une viande 100% fraiche, la start-up My Meat fait appel à Chrono Fresh, une entreprise spécialisée dans ce genre de livraison. De plus,  les consommateurs peuvent eux même vérifier grâce à l’application géo-localisée, où en est leur colis. Ainsi, aucun problème de livraison ou de fraîcheur n’est à craindre !

Et l’éleveur dans tout cela?

Pour Babakar et son équipe, l’application My Meat doit promouvoir une relation win-win, autant pour les consommateurs que les producteurs. En effet, cette application est gratuite pour les éleveurs, il n’y a pas de frais d’inscription, tout le monde peut s’inscrire tant que leurs mode de production correspondent en tout point à la charte établie par My Meat. De plus, l’éleveur ne souscrit à aucun abonnement, et ne paie aucun frais bancaire, l’éleveur doit juste préparer la viande que le client souhaite, Chrono Fresh vient ensuite chercher la commande et l’achemine à son destinataire.

Enfin, le point le plus important pour l’éleveur c’est la liberté : les prix ne sont pas plafonnés contrairement à d’autres circuits courts. L’éleveur est libre de fixer le prix qu’il souhaite pour ses produits ! Ainsi, chaque éleveur fixe le prix qu’il estime être correct et décent.

A travers ceci, on comprend alors que l’expression relation gagnante prend tout son sens !


Du B to C au B to B

Tout comme les consommateurs, les professionnels de la restauration peuvent faire appel aux services de My Meat. Il est possible pour les restaurateurs d’acheter en grande quantité et de se faire livrer toujours en moins de 24 heures, parfait quand on connait le mouvement perpétuel propre aux métiers de bouche !

Communication et financement

Le grand atout de My Meat est sa communication, on ne compte plus les articles dans de grands magazines comme Elle, Le Petit Futé ou encore le Parisien ! Une chose est sûre, le concept plait !

My Meat, bien ancrée dans son temps, communique aussi grâce aux supports digitaux comme les réseaux sociaux. Vous pouvez donc les suivre sur Facebook et sur Instagram!

Enfin, pour finir sur le financement, il est important de noter que pour le moment My Meat compte sur le financement privé pour faire croître et développer leur communauté.


Un conseil de Babakar?

Mettre l’accent sur l’écoute, réfléchir, ne rien occulter et toujours être dans l’action !

 

Si vous aussi, vous soutenez les circuits courts, le made in France et nos éleveurs, n’hésitez plus et passez commande, une chose est sûre vous ne serez pas déçue !

Facebook : https://www.facebook.com/MyMeatApp/

Instagram : https://www.instagram.com/mymeatapp/

Application : https://linktr.ee/mymeatapp

LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/mymeatapp

Numéro: 07 68 33 55 46.

Marie SELLES

 12,117 total views,  9 views today

« I’d like, make your dreams come true »

Rencontre avec Rodolphe Auberix, co-fondateur de I’d like, avec Vincent Carrere, l’application qui révolutionne le cadeau. Rodolphe Aubérix vient de finir sa formation en Executive MBA à TBS.

Le concept de l’application

Le projet d’application est parti d’un constat simple : quand il s’agit de faire plaisir il est très difficile de toujours tomber juste. Nous avons tous vécu la même scène, écumer les magasins du contre commercial à la recherche de LA robe noire que votre amie vous a dit vouloir pour son anniversaire, or léger problème… en quelle taille ? En quelle matière ? Manches courtes ? Longues ? Face à ces dilemmes cornéliens, voici la solution : l’application gratuite I’d like. En effet, vous pouvez parcourir les magasins et prendre en photo le produit que vous aimeriez recevoir, vos contacts pourront alors avoir accès, via l’application, à votre wishlist et pourront vous offrir exactement le cadeau que vous vouliez. Grâce au système de géolocalisation où vous avez vu l’article, vos contacts pourront ainsi trouver le produit facilement. Pour finir, il est possible de « sécuriser » vos listes, ainsi, vous pouvez choisir qui a accès à vos wishlists.

De plus, ce projet s’inscrit dans une culture française bien ancrée : celle du cadeau. Toutes les occasions sont bonnes pour faire plaisir : Noël, Pâques, la fête des mères, la Saint-Valentin ou encore les anniversaires ! Toutes les cultures ne trouvent pas la même importance aux cadeaux, or en France, il ne nous viendrait pas à l’idée par exemple, d’aller manger chez des invités sans cadeaux ! I’d like surfe donc sur notre particularité nationale !

Comment une application gratuite peut dégager des profits ?

I’d like espère faire du profit dans les mois à venir grâce à trois stratégies. Premièrement, sur le principe de l’affiliation , I’d like pourrait toucher une part des ventes qui ont été effectives grâce à l’application. Par exemple, si un utilisateur va dans un magasin X pour acheter un produit Y car le produit Y était dans la wishlist d’un de ses contacts, alors I’d like touchera une commission de la part du magasin X. Tout ceci sera possible quand les partenariats seront effectifs.

Deuxièmement, I’d like vendra des espaces publicitaires aux annonceurs, ce qui permettra d’influencer le comportement d’achat des utilisateurs, notamment en proposant des promotions pour encourager le passage en caisse.

Enfin, le plus important, l’application analysera les données des clients à des fins statistiques et commerciales. Toutefois, l’utilisation de données est très réglementée en Europe par le RGPD, l’utilisateur n’a donc rien à craindre pour sa vie privée !

Aujourd’hui, I’d like, veut compléter son projet, elle veut développer du BtoB, c’est-à-dire qu’elle veut développer des partenariats notamment avec des grandes enseignes. Les magasins, à travers les partenariats encourageront les consommateurs à utiliser l’application , ce nouveau projet met à l’honneur une relation win-win, l’application comme le magasin sont gagnants sur toute la ligne !

Le contexte concurrentiel et financement

Le concept d’une wishlist virtuelle n’est pas nouveau, par exemple, certains concurrents sont spécialisés dans les listes de mariage ou des listes naissances par exemple. I’d like propose aux utilisateurs de mettre n’importe quel article dans sa wishlist, qu’ils viennent du web ou d’un magasin physique, sans contrainte de spécificités.
Comme nous l’ont dit nos précédents interviewés, le financement est quelque chose de très complexe quand on est une start-up. Effectivement, I’d like a été aussi touchée par la non-attribution de crédits bancaires. La participation à des concours comme Atale, le CRECE ou celui de la CCI a contribué au financement de l’application. Notons tout de même que sur ce projet, la plus grande part du financement est un financement sur fonds propres personnels. Aujourd’hui, I’d like espère compter sur une levée de fond prochaine pour se financer et pouvoir se développer de manière exponentielle.

Stratégie communication et marketing

Après une étude de marché, l’application cherche à toucher des utilisatrices entre 16 et 30 ans, ces mêmes personnes qui dévoilent leur lifestyle sur les réseaux sociaux. L’utilisation de l’application est alors très réticulaire car une femme qui se sert de l’application va en parler à son conjoint, ses parents, ses amis, etc.. ce qui permet à I’d like de se déployer très rapidement ! Ces utilisatrices se servent alors de I’d like comme un mélange d’Instagram et de Pinterest, c’est pour elles un moyen de dévoiler leur mode de vie.

I’d like communique beaucoup sur les réseaux sociaux et jouit d’une grande communication ce qui est un très grand atout pour la start-up ! Suivant cette stratégie de communication, l’application est sera prochainement disponible en anglais.

Un conseil ?

Comme le disait le romancier Mark Twain « ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait », voici ce que voulait mettre en avant Rodolphe Aubérix. Il faut encourager la diffusion de l’idée et ne pas garder ses projets secrets car c’est en échangeant que le projet progresse et grandit.
Testez I’d like, car même si on affirme haut et fort « que c’est l’intention qui compte », non, tous les cadeaux ne nous font pas plaisir et aujourd’hui I’d like nous propose de palier à ce problème !

Rejoignez la communauté en téléchargeant l’application, elle est possible sur l’Apple Store et sur Play Store: https://www.id-like.com/

 

Marie SELLES

 5,348 total views,  12 views today

iolaCorp, la start-up de jeux vidéo « Made in France »

Le pôle rédaction d’Optimize est ravi de partager avec vous le deuxième article sur les incubés de TBS.

Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous présenter une première start-up soutenue par l’incubateur de TBS:  iolaCorp. Rencontre avec Fabien Terral, étudiant à TBS et président de iolaCorp. Le projet a pris vie il y a 3 ans sous l’impulsion de Gabriel Godard et de Benjamin Collobert.

Qanga, un jeu vidéo « made in France »

Si vous êtes un gamer aguerri et que vous avez envie de tester un jeu vidéo 100% français aux graphiques incroyables, Qanga est fait pour vous !

IolaCorp, studio de développement et d’édition de jeux vidéo, est une start-up française proposant un jeu de survie futuriste : Qanga. Le joueur peut alors se glisser, seul ou en équipe, dans la peau d’un cyborg vivant dans le futur, sur une terre saccagée par l’homme. Ainsi, le but du jeu est de recoloniser la Terre pour assurer la survie de l’espèce humaine.

Qanga est un jeu en réseau s’adressant à des gamers initiés.  Pour le moment le jeu n’est disponible que sur PC mais très bientôt il sera possible de jouer à Qanga sur d’autres plateformes.

Génèse et business plan

Mais avant d’en apprendre plus sur ce jeu novateur, revenons un peu sur l’organisation de cette start-up innovante. IolaCorp regroupe un petit nombre de personnes aux talents multiples : deux ingénieurs, plusieurs développeurs, un graphiste et Fabien Terral, initialement formé à la finance et au droit des affaires. Ainsi, sur leurs fonds propres ils ont décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale !

En parlant de financement, en France il est très compliqué d’obtenir des prêts par les banques pour développer un jeu vidéo, les banques jugent l’investissement trop risqué et pas assez rentable à court terme. Il est également très difficile d’obtenir une aide financière de l’Etat (sans un investissement en fonds propres conséquent), ou bien même du Centre National du Cinéma (CNC), notamment au vu de l’avancement du projet. C’est pourquoi, iolaCorp a dû trouver d’autres moyens pour obtenir des financements. Dans quelques mois, IolaCorp soumettra son projet au financement participatif KickStarter et espère rejoindre les 370 entreprises ayant obtenu entre 50 000 et 3 millions d’euros!

Enfin, il est important de noter que le monde du jeu vidéo est très particulier, il n’est pas facile de pénétrer ce marché. En effet, les barrières à l’entrée sont très importantes, le besoin financement est grand mais peu d’institutions se risquent à prêter de l’argent, et, mais surtout, créer un jeu demande beaucoup de compétences techniques plurielles que très peu de personnes possèdent actuellement.

Qanga à l’heure des réseaux sociaux

Les jeux vidéo sont très à la mode, iolaCorp a donc de nombreux concurrents, de très gros concurrents comme Fornite, APEX ou PUBG mais aussi des concurrents plus petits mais tout aussi performants comme Iumtec et leur jeu futuriste PROTOCORE. Ainsi, pour se faire connaître iolaCorp mise sur la sympathie des gros gamers français qui assureront la visibilité du jeu. Avec l’aide de ces gamers professionnels -souvent très heureux de pouvoir promouvoir des jeux français – iolaCorp pourra augmenter sa visibilité et sa communauté de joueurs, actuellement proche de deux mille.

Insistons aussi sur le fait que pour la start-up, la communauté de joueurs est très importante, la communauté est souvent sondée pour connaître son avis sur le jeu et connaître les modifications qu’elle aimerait que le jeu connaisse.

Face à la violence des jeux vidéo, la réponse juridique de Qanga

De plus en plus souvent critiqués pour leur violence, les jeux vidéo sont au cœur de beaucoup de débats. Face à ces critiques, les concepteurs de Qanga ont décidé de mettre en place une politique de protection du jeune public, afin de les protéger des images qui pourraient les heurter ou des dépenses en ligne. A cet effet, les démarches nécessaires ont été effectué auprès de l’organisme certificateur PEGI pour avoir le logo « 18+ ».

IolaCorp et l’avenir

Une chose est sûre IolaCorp compte bien faire parler d’elle dans le futur ! Elle espère très bientôt pouvoir sortir son jeu sur Playstation et sur Xbox pour toucher toujours plus de joueurs et s’exporter aux Etats-Unis, pays où la communauté gamers est très développée. L’entreprise espère ainsi, qu’un jour, son jeu puisse faire partie du club très fermé de l’e.sport. C’est tout ce qu’on lui souhaite !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page officielle du jeu: https://qanga.iolacorp.com/

 

 7,687 total views,  9 views today

Hydle, la start -up française qui va révolutionner votre intérieur

Le pôle rédaction d’Optimize est fier de vous faire part de son nouveau projet : une série d’article-interviews sur les incubés de TBS !
Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous présenter une première start-up portée par l’incubateur de TBS: Hydle . Rencontre avec Bastien Geslin, co-fondateur de Hydle et ancien membre de TBS.

Des meubles en bois qui s’adapte à votre espace de vie

Qui ne s’est jamais plaint du manque de rangement dans son appartement ? Face au prix de l’immobilier toujours plus important et du manque de logements disponibles, nombreux sont les Français vivant dans des logements très petits. Et qui dit logements peu spacieux dit manque de place et casse-tête quotidien pour trouver une place rationnelle à chaque objet ! Partant de ce constat, Hydle vous propose des meubles de rangement optimisés qui s’adaptent à l’espace dans lequel vous vivez. Il vous suffit d’acheter un pack Hydle, dedans vous trouverez des planches de bois de toutes tailles et des pièces en fer vous permettant de construire comme bon vous semble le meuble idéal pour votre logement.

Un produit qui reflète une philosophie singulière

Chaque année, un Français, se débarrasse en moyenne de 25kg de meubles, la start-up Hydle propose une alternative à cette pratique. En effet, tous les meubles de la marque sont un ensemble de pièces assemblées, il est ainsi très facile de déconstruire et de reconstruire un meuble quand celui-ci ne vous plait plus. Le bois de bouleau a une résistance de plus de 20 ans, idéal pour garder vos meubles dans le temps ! Cette pratique vous permet de lutter contre la surconsommation et de perfectionner votre intérieur selon votre envie.

De plus, Hydle met un point d’honneur à ce que les pièces du meuble soient fabriquées en France. Aujourd’hui, la marque utilise du bois de bouleau, un bois résistant et esthétiques parfait pour les meubles d’intérieur. Les pièces qui servent de liaisons entre les planches de bois sont quant à elles fabriquées dans le Grand Sud-Ouest. Le meuble que vous pouvez construire est très résistant et peut supporter jusqu’à plus de 150 kg, parfait pour un meuble de télévision, des chaussures ou encore un dressing !

Le lancement de la marque pour juillet

Les produits Hydle seront disponibles sur leur site internet mais si vous voulez voir leurs produits en vrai, il faudra se rendre au Leroy Merlin d’Albi. Car oui en effet, Hydle va commercialiser ses produits à Leroy Merlin ! Vous pourrez alors choisir le meuble que vous voulez monter et son coloris.
A l’avenir, vous pourrez donc retrouver les produits Hydle à Leroy Merlin, notons aussi que très prochainement, de nouveaux produits vont aussi venir étoffer la gamme existante. Hydle a pour ambition de s’implanter, dans un premier temps, dans le paysage régional, puis national et sûrement dans le futur, de conquérir le marché allemand.

Et le financement dans tout cela ?

Comme vous le savez tous, entreprendre engendre des coûts, face à eux, Hydle a dû trouver des financements. La start-up a pu compter sur le soutien de l’INSA (l’école d’ingénierie dont les fondateurs sont issus) mais aussi sur les prix remportés lors des concours Atale, Pépite ou encore celui du CRECE (Concours Régionale des Etudiants Créateurs d’Entreprises). Enfin, dans peu de temps, Hydle espère pouvoir compter sur les investissements des banques qui croient en leurs projets.

Un conseil pour tous ceux qui aimeraient se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Avant tout le choix de l associé, il vaut mieux ne pas avoir d’idée mais un bon associé que l’inverse ! C’est avec lui que vous ferez un grand bout de chemin et il important que le climat de travail soit le meilleur possible. Et bien sûr, foncez, prenez des risques ils seront récompensés !

Pour en savoir plus sur les produits développés par la marque, n’hésitez pas à visiter : https://www.meubles-hydle.com/

Marie SELLES

 7,659 total views,  12 views today

L’innovation militaire: moteur de la croissance française?

Représentant 50 milliards d’euros en 2018, le budget de l’armée française est le premier budget de France. Avec un investissement à hauteur de 75% dans la recherche fondamentale, l’armée a toutes les cartes en main pour être un des acteurs principaux de l’innovation. Cependant est-ce vraiment le cas?

Sans le savoir, au quotidien, nous utilisons tous des technologies qui étaient à la base des technologies militaires. Si aujourd’hui vous pouvez vous rendre à vos rendez-vous sans utiliser la Carte Michelin ou faire réchauffer vos pâtes en moins d’une minute c’est grâce aux inventions militaires : et oui nous devons à l’armée entres autres, le GPS et le micro-onde !

Petit rappel historique…

Pendant longtemps, l’armée était la seule institution en capacité de produire des technologies de pointe, tout d’abord, cela s’expliquait par le fait qu’elle seule avait la capacité financière de le faire. Cependant, aujourd’hui, dans une société où le secteur privé est très puissant, de grandes entreprises sont capables de mener des recherches et de commercialiser des produits innovants.

En effet, jusqu’à la fin du XXI ème siècle, l’armée était synonyme d’innovation, notamment pendant la Guerre Froide, durant cette période, les deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et l’URSS, se livraient une compétition acharnée, une véritable « guerre à l’innovation ». Encore avant cette période, notons que la Seconde Guerre Mondiale a permis l’émergence d’armes, de techniques et d’inventions d’un genre complètement nouveau, comme par exemple le tout premier « ordinateur », Enigma– une machine inventée par les nazis- leur permettant de communiquer sans risquer l’interception de leurs informations.

Avec le temps, l’impact de l’armée sur l’innovation et donc sur la croissance française a baissé. L’armée est restée moteur de croissance jusqu’aux années 1990 notamment grâce à la conception du Mirage 2000 par Dassault Système Aviation, l’armée se dote alors d’une technologie de pointe que peu de nos voisins possèdent. Aujourd’hui encore, l’aviation française fait figure d’exception et reste un moteur de croissance pour le pays au détriment d’autres corps militaires.

…et maintenant aujourd’hui

Ainsi, l’armée n’ayant plus le monopole de l’innovation il est devenu primordial pour elle de travailler conjointement avec la société civile. De ce fait, s’est tenu en 2018 le forum Innovation Défense qui rassemblait 160 start-ups soutenues par l’armée. Dans un proche avenir, ces start-ups feront profiter à la Défense de leurs innovations. Cette agence de l’Innovation jouit d’un budget de plus d’un milliard d’euros, de quoi encourager les start-ups à adapter leurs produits aux besoins des militaires et particulièrement à ceux en mission à l’extérieur de nos frontières. A titre d’exemple, après les retours de militaires partis en mission en Afghanistan, « la cape d’invisibilité » a été mise place, c’est un revêtement changeant de couleur en fonction du lieu où elle se situe, cette technique inspirée du caméléon sera dans le futur utilisée pour certaines missions. Continuons avec une invention de Scalian : le casque de réalité virtuelle, il permettra à un soldat de visualiser en temps réel la situation sur le terrain, et de repérer ses alliés.

Pour conclure, en un siècle le rapport de l’armée aux technologies a beaucoup évolué, notamment depuis la chute du mur de Berlin. Paradoxalement, les technologies utilisées par l’armée sont toujours plus sophistiquées, cependant, ce n’est plus elle qui en est à l’origine. Aujourd’hui, la Défense a besoin de s’appuyer sur le civil pour être à la pointe de la technologie et ça, les start-ups l’ont bien compris.

Marie SELLES

 

Sources:

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-mardi-05-fevrier-2019

 

https://www.la-croix.com/Economie/France/Comment-larmee-francaise-tire-linnovation-industrielle-2018-11-22-1200984796

 

https://www.challenges.fr/entreprise/defense/forum-innovation-defense-des-pepites-militaires-a-decouvrir_627994

 

 7,695 total views,  9 views today

Israël : La nouvelle Silicon Valley ?

Si je vous demande quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à Israël, beaucoup d’entre vous vont parler de Jérusalem, de la mer Morte, du Mur des Lamentations ou encore des falafels pour les plus gourmands d’entre vous ! Ainsi, dans la pensée collective, très peu de gens vont associer Israël à l’innovation ou encore au monde des start-ups ; pourtant aujourd’hui Israël est « the place to be » pour tous les entrepreneurs. Ce pouvoir sur le marché de l’innovation permet de qualifier ce petit pays coincé entre la Jordanie, le Liban et l’Egypte de « Start-up Nation ».

Mais alors comment un pays si jeune et si petit -le territoire israélien ne fait que de 21 000 km^2- avec une population de seulement 8 millions d’habitants (soit le nombre d’habitants de Londres !) peut se hisser à la tête des pays les plus innovants du monde ? Quels sont ses secrets ?

Suivant une stratégie d’innovation discrète mais très efficace, Israël peut en inspirer plus d’un ! En effet, avec des investissements en Recherche & Développement à hauteur de 4% du PIB soit 8250 chercheurs pour un million d’habitants, Israël se positionne en deuxième place sur le podium mondial en termes de pourcentage du PIB consacré. Pas de secret, l’innovation nécessite de gros investissements et cela, Israël l’a bien compris.  C’est dans ce climat propice aux affaires que les start-up s’implantent et grandissent. Entre autres, la croissance israélienne est corrélée au niveau d’éducation et de santé des citoyens, ce capital humain fort permet aux entreprises de pouvoir engager des employés très bien formés et aptes à travailler :  les travailleurs font la richesse des entreprises.

De plus, d’un point de vue géographique, beaucoup d’Israéliens ont des attaches en dehors des frontières de leur pays car une grande partie de la population a immigré en Israël il y a moins d’un siècle. Ainsi, une partie des habitants d’Israël ont un lien direct avec d’autres pays ce qui facilite les collaborations entre entreprises de différents pays.

Enfin, d’un point de vue plus sociologique, dans ce pays où le service militaire est obligatoire, les citoyens apprennent à travailler en équipe et à se dépasser constamment, des qualités plus que nécessaires au bon déroulement de l’activité entrepreneuriale. Ainsi, Israël peut se targuer d’avoir héberger, par exemple, la start-up Waze, cette application qui a révolutionné la vie de tous les conducteurs constamment coincés dans les embouteillages. Sans oublier bien sûr, des start-up comme Cybereason qui a permis de déjouer une cyber-attaque mondiale ou encore Zebra Medical Vision, un ordinateur capable de donner un verdict médical simplement grâce à l’analyse de données numériques.

Ainsi, à la pointe de la technologie et de l’innovation Israël s’impose, aujourd’hui, comme un lieu incontournable  de la technologie et de l’innovation  pour tous les futurs entrepreneurs en recherche d’un climat propice aux affaires.

Marie SELLES

 

 8,035 total views,  6 views today

Qu’est-ce que la valorisation d’une Start-Up ?

Qu’est-ce que la valorisation d’une Start-Up  ?

Avant de calculer la valorisation d’une Start-up, il faut bien comprendre les différents mécanismes. Une Start-up est avant tout une société juridiquement parlant où il y a un ou plusieurs actionnaires. Ces actionnaires détiennent des actions de la société. Ces actions constituent un droit de propriété sur la société.

Exemple de répartition capitalistique :

Chaque fondateur détient 3000 actions, ce qui correspond à 33% de la société pour un total de 9000 actions.

Pour illustrer ce qu’est la valorisation nous allons nous mettre dans le cas d’une augmentation de capital. Une augmentation de capital consiste à créer de nouvelles actions et de permettre à des actionnaires de souscrire à ces actions.

Exemple d’augmentation de capital :

Toujours le même cas que précédemment. Notre Start-up souhaite intégrer une nouvelle personne à son équipe. Elle décide donc de réaliser une augmentation de capital en créant 3000 nouvelles actions. Le nombre d’actions étant maintenant de 12.000, chaque actionnaire détient ainsi 25% de la Start-Up.

Maintenant notre Start-up a effectué ses premières preuves de concept et souhaite se développer. Pour cela, elle souhaite permettre à des investisseurs de participer à son développement. Elle décide donc de réaliser une augmentation de capital. De nouvelles actions vont être proposées à la souscription. Les investisseurs et la Start-up vont ainsi procéder à une négociation pour fixer la valorisation (ce sujet fera l’objet d’un article dédié). Il faut donc fixer le prix d’une action de la Start-up. Ensuite une fois ce prix fixé, il faudra multiplier ce prix par action par le nombre total d’actions de la Start-Up. On obtiendra donc la valorisation Pre-Money de la Start-Up.

Il faut bien faire la différence entre la valorisation Pre-Money et la valorisation Post Money. La valorisation Pre-Money est la valorisation retenue avant la réalisation de l’opération. Les investisseurs ne sont donc pas encore actionnaires de la société alors que  la valorisation Post-Money est tout simplement la valorisation Pre-Money + le montant total investi. Elle correspond à la situation de la Start-Up post opération.

Je vous mets un exemple de levée de fonds :

 

Pensez bien à regarder ces deux tableaux dans l’explication qui va suivre. Cela vous permettra de mieux comprendre.

Dans notre exemple le résultat de la négociation entre la Start-Up et les investisseurs a donné un prix par action de 250 euros. La valorisation Pre-Money s’obtient en multipliant le nombre total d’action que multiplie le prix par action. Donc : 9.000 * 250 = 2.250.000.

Mais la problématique ici c’est que les investisseurs vont souscrire à de nouvelles actions qui ne sont pas comptabilisées dans les 9000 actions existantes avant l’opération. Il faut donc calculer la valorisation Post-Money. Dans notre exemple les investisseurs vont investir 600.000 euros. Il faut diviser ce montant par le prix par action pour obtenir le nombre d’action auquel ils auront droit. Donc : 600.000/250 = 2.400. Le nombre total d’actions dans la société devient donc 11.400. Pour obtenir la valorisation Post-Money on multiplie maintenant le nouveau total par le prix par action : 11.400 * 250 = 2.850.000. Nous avons donc maintenant la valorisation Post-Money.

Que vous soyez fondateur de Start-up, investisseur ou tout simplement curieux, vous pouvez constater qu’il est important de bien comprendre les mécanismes autour de la valorisation. Car c’est surement un des éléments les plus importants lors de la réalisation d’un investissement.

Dans le prochain article je parlerai des différentes méthodes pour valoriser une Start-up.

Alexis Noguès, responsable des participations chez WISEED

 8,983 total views,  15 views today