Lyon / L’entrepreneuriat lyonnais placé au centre de la stratégie de la ville

Pour promouvoir son écosystème entrepreneurial la capitale des Gaules a mis l’accent sur la création de nombreux espaces de co-working (La Cordée, Cowork…) et l’apparition d’incubateurs (EM Lyon, INSA). Les programmes d’accompagnement dédiés se sont aussi multipliés, le plus notable étant l’accélérateur BoostinLyon qui, composé de 40 postes de travail, vise à réunir pendant six mois une dizaine de start-up dans le but d’évaluer la solidité de chaque projet et de créer les conditions d’un bouillon de culture…entrepreneurial.

La métropole est également pionnière dans l’événementiel entrepreneurial. Elle accueille régulièrement le Blend Web Mix1, plus grosse conférence digitale francophone ayant même une portée européenne. A l’échelle locale, l’association La Cuisine du Web qui fédère la communauté numérique, organise afterworks et meet-up plus ou moins informels.

Lyon entrepreneuriat
Lyon entreprendre

Nantes / A la croisée des chemins entre vieux dinosaures et mastodontes de demain

Capitale économique du grand ouest, Nantes a réussi la synthèse parfaite entre start-up et grands groupes. Bassin historique d’entreprises comme Eram, les chantiers de Saint-Nazaire ou encore les biscuits LU, cela n’a pourtant pas empêché la ville d’attirer dans ses filets de jeunes et prometteuses start-up à l’instar de Lengow (e-commerce), iAdvize (marketing conversationnel), Akeneo…

Ainsi, tout est fait pour développer les échanges entre grands groupes et leurs consœurs plus petites. Le logisticien Idéa a, par exemple, lancé sa propre start-up afin que celle-ci s’occupe de gérer la transition numérique du groupe. De son côté, Eram s’est associé aux start-up Phoceis et BlueGriot pour lancer sa chaussure connectée CHOOSE.

Cette synergie « gros/petit » combinée à la labellisation French Tech de la ville en 2014 est une telle réussite qu’elle aurait même permis la création de 22 000 emplois et de près de 200 entreprises en trois ans estime le directeur délégué de Nantes Tech.

Toulouse / Pas de roman à l’eau de rose pour les start-ups toulousaines

Deuxième derrière la capitale en nombre de start-up créées et fonds levés, Toulouse ne se repose pas sur ses lauriers. A défaut d’avoir la très prestigieuse fibre Weller, elle a au moins le mérite de s’appuyer sur la fibre entrepreneuriale qui anime le territoire occitan comme en témoignent les 200 start-ups et 1220 emplois sortis de l’incubateur de la région depuis 2000.

Dynamique comme sa ville, l’entrepreneuriat toulousain suinte de partout. Les grands groupes tels Airbus, Orange, la SNCF ou encore Météo France se sont tous dotés d’un accélérateur. Des clusters sont à venir pour faire de Toulouse un leader mondial dans la recherche sur certaines activités : c’est dans ce but que le quartier Toulouse Aerospace doit voir le jour. Enfin, on ne compte plus les incubateurs même si Momentum de Lab’Oïkos dédié à « l’économie positive » retiendra votre attention.

Pour finir, comment parler des start-ups toulousaines sans parler de l’IOT Valley ?! Avec plus de 10 000 m2 et 50 start-ups sur place, ce lieu est le berceau de l’internet des objets en Europe. Une spécialisation qui lui confère désormais une réputation internationale puisque Sigfox, l’une des start-ups qu’elle abrite entre ses murs, a levé plus de 150 millions d’euros en 2016 établissant un nouveau record national.

Aix-Marseille / Faire bronzer sa start-up au soleil

Pour trouver les pépites d’Aix-Marseille, il faut se pencher du côté du label Aix-Marseille French Tech (AMFT). Ce label bien connu en tant qu’émanation de la French Tech est géré sur place par Medinsoft, association d’entrepreneurs ayant vu le jour grâce à l’aide des collectivités et de la CCI marseillaise. D’après son D.G. Stéphane Soto, le label comptabilise près de 400 structures ayant une croissance annuelle moyenne de 15% ! De bon augure…

Sur le plan organisationnel, l’entrepreneuriat est structuré autour de trois axes forts : les biotechs (ex. : Hellocare : télé-consultation avec son médecin) et le transmedia à Marseille tandis qu’à Aix vous retrouverez plutôt tout ce qui touche aux smart cities (ex. : Smart cycle : application de recyclage participatif par géolocalisation). Le tout étant bien sûr épaulé par des accélérateurs et/ou incubateurs qu’ils soient privés ou publics…

Lille / Au cœur de la mégalopole européenne

Le premier atout de la ville pour qui veut s’y implanter reste son implantation géographique : situé au carrefour entre Paris, Bruxelles, Londres et l’Allemagne, que demander de mieux ? Toutefois, réduire la ville à cela serait mensonger tant le tissu économique local regorge d’opportunités. On peut y voir deux piliers, le nombre de sièges sociaux d’une part et l’EuraTechnologies d’autre part. Ce site de plus de 80 000 m2 aménagé en 2009 est aujourd’hui le premier incubateur de France dans les TIC (le deuxième toutes catégories confondues derrière la Station F de Paris) et l’un des 10 plus gros accélérateurs à start-up en Europe.

Mais l’EuraTech, comme on l’appelle, se veut plus ambitieuse et souhaite s’imposer comme une place forte de l’entrepreneuriat français. Pour cela, l’objectif est de créer les conditions d’une implantation durable des entreprises au sein de l’EuraTech. Ainsi, le site a accueilli plus de cent porteurs de projets, des grands comptes tels IBM, Microsoft, Cisco ou encore Capgemini, des centres de formation et des laboratoires de recherche. Sur place, ce n’est ni plus ni moins que 4 programmes différents d’incubation ou d’accélération que vous trouverez…du sur-mesure. Et puis il y a les à-côtés comme les coaching personnalisés, les workshops et les quelque 150 événements qui rythmeront l’année entrepreneuriale de la ville. Résultat : 265 entreprises et 3 700 salariés y ont trouvé leur bonheur !

Strasbourg / Tirer parti du couple franco-allemand

C’est la ville en plein développement ! Si pour l’heure, la cité alsacienne ne compte qu’un seul et unique incubateur (le SEMIA), plusieurs accélérateurs devraient vite voir le jour.

Toutefois, la particularité de la ville ne réside pas là mais bien dans sa proximité avec l’Allemagne. Proximité aussi bien géographique que culturelle. Alors, pour quiconque visant à la fois le marché français et le marché allemand, Strasbourg semble être le choix de la raison. Grâce à la LGV, Paris n’est plus qu’à 1 heure 50 et l’on n’a jamais été aussi proche de Berlin en France que là-bas ! Autre avantage de taille, la conscience écologique des Alsaciens qui leur vient de la mentalité allemande. Le bon endroit donc pour lancer une start-up à visée écologique.

Source : https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/aides-reseaux/start-7890-les-6-meilleures-villes-pour-entreprendre-enfrance-308298.php : « Les 6 meilleures villes pour entreprendre en France » paru dans Les Echos Entrepreneurs le 03/04/17 par Liv Audigane, Clémence Boyer, Déborah Loye, Ingrid Falquy, Thibault Franceschet, Corinne Dillenseger

Baptiste Treguer