La Rédac était là #4: Femmes ET Entrepreneuses by Optimize, retour sur la conférence

Si l’entrepreneuriat est en pleine croissance, il existe néanmoins un « facteur femme » dans la création d’entreprises en France. En effet, depuis plus de 20 ans, la part de ces dames dans la création d’entreprises n’est que de 30%. Comme je l’expliquais dans mon article sur l’entrepreneuriat au féminin, de nombreux facteurs sociaux, économiques et même psychologiques viennent expliquer ces écarts : du syndrôme de la bonne élève aux difficultés de financement, en passant par des contraintes sociétales non négligeables …. Cependant, malgré ces freins, de plus en plus de femmes décident de se lancer avec brio dans l’aventure entrepreneuriale.

La conférence « Femmes ET Entrepreneuses » organisée par Optimize, nous propose de mieux comprendre les enjeux de l’entrepreneuriat féminin en allant à la rencontre de ces dames que rien n’arrête. Etaient donc présentes pour partager leur expérience Servanne Delanoe, reponsable de l’incubateur TBSeed et professeur de stratégie entrepreneuriat et innovation, Ethel Le Bobinnec, ex-directrice du réseau entreprendre et actuellement présidente du Rallye des Pépites, Bérangère d’Astarac, Muriel Thuiller, Fondatrice de Cocolico, Responsable du programme accélérateur de WeSprint, et Céline Favy, co-fondatrice de Feel Object.

L’entrepreneuriat au féminin

Ce moment de partage a permis de soulever certaines problématiques, par exemple,en quoi les femmes entrepreneures se distinguent-elles de leurs homologues masculins? Pouvons-nous alors parler de complémentarité hommes/femmes?

Selon Cécile, la principale différence réside dans l’effort fourni pour l’acquisition des compétences: Quand une femme crée, elle pense qu’il faut avoir 100% des compétences requises tandis que 70% des compétences suffisent en moyenne à un homme pour se lancer. Pour Muriel, ce sont les approches qui diffèrent entre les hommes et les femmes, et c’est ce qui fait toute la complémentarité des deux sexes dans le milieu entrepreneurial. L’approche féminine, plus sensible, permettrait d’explorer d’autres aspects de l’entreprise, de la gestion des équipes par exemple. Néanmoins, Bérangère, tient à souligner le fossé toujours trop grand entre les femmes et les hommes dans le domaine du cinéma.

Difficultés rencontrées : de la création à la vie d’entrepreneurE

Si les freins sont nombreux, ils peuvent différer en fonction des personnes. Ainsi, pour Muriel, le principal obstacle n’était pas financier mais social et familial. En effet, selon elle  “Aujourd’hui, on vous demande d’être une super maman, d’être entrepreneure, bien gérer la barque, faire du sport. J’ai essayé d’être la figure tonitruante de la patronne de Google mais on n’y arrive pas.” “On n’est pas parfaits. Les hommes sont loin de l’être en général mais ont moins la pression que nous”.

Enfin, le problème de l’accès au financement a été évoqué parmi les difficultés car il reste l’étape la plus difficile pour une femme dans la création d’une entreprise.

Réseaux et accompagnement

Pour pallier les nombreux obstacles qui peuvent se poser, il existe des réseaux et des structures pour accompagner ces femmes entrepreneures. Bérangère, qui se faisait accompagner par Equito, bénéficie également de la Bourse French Tech de la BPI et de nombreuses aides du Centre National du Cinéma. Cécile, d’abord accueillie en pépinière d’entreprise, fait partie du réseau Femmes Entrepreneures d’Europe (FEE). Pour elle, il est important de faire partie d’un réseau féminin, de parler des problèmes rencontrés en tant que femme. Quant à Muriel, c’est une pépinière d’entreprise à Montauban qui l’aura accueillie.

Succès et accomplissement

Heureusement, l’aventure entrepreneuriale peut être un véritable succès, et demeure surtout un accomplissement personnel. Création d’emplois, signature de partenariats importants, développement de produits … Malgré les nombreux obstacles cités plus haut, le jeu en vaut la chandelle.

“Jai toujours eu le sentiment que j’avais quelque chose à accomplir. Quand j’ai créé le rallye des pépites, je me suis sentie apaisée, repue”. C’est donc sur ces mots d’Ethel, encourageants et forts de sens que s’est conclue la conférence.

Ainsi, l’association d’entrepreneuriat Optimize de TBS a été très fière du moment partagé avec ces femmes entrepreneures. Ces dernières ont mis en lumière les difficultés que peuvent rencontrer les femmes mais ont également réussi à nous communiquer leur espoir dans l’entrepreneuriat  de demain, qui, on l’espère, sera féminin.

 

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