L’entrepreneuriat, un défi surmontable !

Être entrepreneur, c’est être ambitieux, innovateur, passionné par son activité, et déterminé à trouver des solutions aux maux de nos sociétés.

Être entrepreneur, c’est aussi prendre des risques : risquer d’investir sans retour sur investissement, risquer de ne pas atteindre sa cible, ou encore risquer d’échouer.

Dans une volonté de se démarquer et de s’imposer sur le marché du travail, de plus en plus d’étudiants se tournent vers l’entrepreneuriat. En effet, selon Les Echos, seulement 637 jeunes bénéficiaient du statut étudiant-entrepreneur contre plus de 3500 aujourd’hui. Pour tous ceux qui doutent de ces chiffres, ce phénomène est possible et s’explique par le caractère unique de leurs projets. Chaque personne entreprenante est exceptionnelle dans la mesure où sa personnalité, son intelligence, sa vision, et ses objectifs constituent les principales caractéristiques de son activité. La particularité d’un entrepreneur réside dans sa capacité à faire valoir sa différence. C’est pour cela que vous n’aurez, certainement, pas la même notoriété que Mark Zuckerberg, ni celle de Steve Jobs, mais cela ne vous empêchera, en aucun cas, d’impacter votre communauté.

Notre expérience personnelle, les difficultés de notre environnement, les difficultés socio-professionnelles et financières ainsi que notre condition physique sont souvent les motifs qui nous poussent à entreprendre. C’est le cas d’Ulysse, une entreprise dont la principale clé de succès résulte de la condition physique de son créateur.

Agé de 20 ans, Franck Vialle se voyait poursuivre sa vie survolant terres et mers en tant que steward chez Air France. En basculant du haut d’un muret de 6 mètres, il emporta dans sa chute, mobilité et projet professionnel. C’est dans un fauteuil roulant qu’il continua ses études, rencontrant chaque jour de plus en plus de difficultés pour se déplacer. Il décida alors de créer Ulysse, une société qui propose de véhiculer les personnes handicapées et/ou à mobilité réduite, partout en France.

Aujourd’hui, Monsieur Vialle est détenteur du prix de « l’entrepreneur de l’année » et cela, malgré sa condition physique. En tant qu’entrepreneur handicapé dans le domaine de l’assistance aux personnes handicapées, il s’exprime à travers ces mots : « Je suis devenu chef d’entreprise par hasard ou par défaut et le handicap m’a ouvert des portes parce qu’on ne peut parler des choses que si on les vit, et les gens ont admis de fait que je savais de quoi je parlais ».

L’expérience et le vécu sont deux éléments qui caractérisent notre passé et qui conditionnent notre futur. Mon histoire est différente de la tienne, et elle me permet de réaliser certaines choses que toi tu ne peux, et réciproquement. C’est sur cette base et cette découverte qu’Optimize t’encourage, toi qui nous lis et qui souhaites être à la tête d’un projet. Les cours que tu reçois sont là pour te former, mais ce qui fera la différence entre ton projet et celui d’un autre, c’est ta capacité et ta manière de valoriser ta différence, quelle qu’elle soit !

 

Urielle AGOSSOU

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Israël : La nouvelle Silicon Valley ?

Si je vous demande quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à Israël, beaucoup d’entre vous vont parler de Jérusalem, de la mer Morte, du Mur des Lamentations ou encore des falafels pour les plus gourmands d’entre vous ! Ainsi, dans la pensée collective, très peu de gens vont associer Israël à l’innovation ou encore au monde des start-ups ; pourtant aujourd’hui Israël est « the place to be » pour tous les entrepreneurs. Ce pouvoir sur le marché de l’innovation permet de qualifier ce petit pays coincé entre la Jordanie, le Liban et l’Egypte de « Start-up Nation ».

Mais alors comment un pays si jeune et si petit -le territoire israélien ne fait que de 21 000 km^2- avec une population de seulement 8 millions d’habitants (soit le nombre d’habitants de Londres !) peut se hisser à la tête des pays les plus innovants du monde ? Quels sont ses secrets ?

Suivant une stratégie d’innovation discrète mais très efficace, Israël peut en inspirer plus d’un ! En effet, avec des investissements en Recherche & Développement à hauteur de 4% du PIB soit 8250 chercheurs pour un million d’habitants, Israël se positionne en deuxième place sur le podium mondial en termes de pourcentage du PIB consacré. Pas de secret, l’innovation nécessite de gros investissements et cela, Israël l’a bien compris.  C’est dans ce climat propice aux affaires que les start-up s’implantent et grandissent. Entre autres, la croissance israélienne est corrélée au niveau d’éducation et de santé des citoyens, ce capital humain fort permet aux entreprises de pouvoir engager des employés très bien formés et aptes à travailler :  les travailleurs font la richesse des entreprises.

De plus, d’un point de vue géographique, beaucoup d’Israéliens ont des attaches en dehors des frontières de leur pays car une grande partie de la population a immigré en Israël il y a moins d’un siècle. Ainsi, une partie des habitants d’Israël ont un lien direct avec d’autres pays ce qui facilite les collaborations entre entreprises de différents pays.

Enfin, d’un point de vue plus sociologique, dans ce pays où le service militaire est obligatoire, les citoyens apprennent à travailler en équipe et à se dépasser constamment, des qualités plus que nécessaires au bon déroulement de l’activité entrepreneuriale. Ainsi, Israël peut se targuer d’avoir héberger, par exemple, la start-up Waze, cette application qui a révolutionné la vie de tous les conducteurs constamment coincés dans les embouteillages. Sans oublier bien sûr, des start-up comme Cybereason qui a permis de déjouer une cyber-attaque mondiale ou encore Zebra Medical Vision, un ordinateur capable de donner un verdict médical simplement grâce à l’analyse de données numériques.

Ainsi, à la pointe de la technologie et de l’innovation Israël s’impose, aujourd’hui, comme un lieu incontournable  de la technologie et de l’innovation  pour tous les futurs entrepreneurs en recherche d’un climat propice aux affaires.

Marie SELLES

 

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Le « Lean Start Up », ou comment appréhender le lancement de son activité

En 2008, l’entrepreneur américain Eric Ries publie son ouvrage The Lean Startup: How Today’s Entrepreneurs Use Continuous Innovation to Create Radically Successful Businesses dans lequel il développe pour la première fois son concept de “Lean Startup”. Cet entrepreneur à succès souligne un problème que toutes les entreprises rencontrent dans leur activité : le produit proposé sur le marché n’est pas en adéquation avec le besoin réel des consommateurs. Le décalage provient du temps consacré au lancement d’un produit.

Fort de cette observation, le Lean Startup entend proposer un modèle qui permet de réduire le cycle de commercialisation. Par extension, ce concept s’applique a fortiori au lancement d’une activité économique et donc d’une startup. L’objectif est clair et précis : concevoir et commercialiser des produits/ services qui satisfont le besoin et la demande des clients tout en limitant les coûts et le temps consacré.

L’intérêt du Lean Startup – bien que la méthode soit controversée – c’est qu’elle permet à un entrepreneur de tester son produit/ son idée sur le marché avant d’investir et de s’y investir plus largement. Cette démarche itérative se décompose en 6 étapes.  

1) Maîtriser le marché, grâce au Lean Canvas

Il devient désuet de se baser uniquement sur des hypothèses de marché, de comportements pour lancer son produit. Ash Maurya a signé la préface du livre d’Eric Ries mais a aussi publié un ouvrage (La Méthode Running Lean) dans lequel il développe étapes par étapes sa méthodologie du Lean Canvas.

Plus précisément, Ash Maurya met l’accent sur 9 faits/questions (quelle que soit la dénomination que vous leur accordez) qui devront être pris en compte avant de lancer son produit/entreprise.

  1. Quel(s) problème(s) voulez-vous résoudre ?
  2. Quelles sont vos cibles ? (Clients, segmentation)
  3. En quoi votre produit est différent de ce qui est déjà disponible sur le marché ?
  4. Quelles solutions proposez-vous ?
  5. Quelle(s) méthode(s) allez-vous appliquer pour mettre en place votre activité et pour attirer vos clients ?
  6. Quels canaux allez-vous utiliser pour atteindre votre clients ?
  7. êtes-vous en mesure de planifier précisément tous les coûts (fixes et variables) liés à cette activité ?
  8. Quelles sont alors vos sources de revenues ?
  9. Quels sont vos avantages concurrentiels ?

Bien que ces questions peuvent sembler floues de prime abord, elles permettent néanmoins de centraliser sa pensée et de préciser son projet.

2) Concevoir un produit/service simple pour tester la demande, le Minimum Viable Product (MVP)

Le méthode Lean Startup nous invite à mettre le plus vite en place le cycle de production et de confronter son projet aux clients. Le pitch en est l’illustration parfaite. Il permet – en quelques minutes – de mettre l’accent sur le problème ciblé, ainsi que la solution apportée. Un bon MVP est celui qui malgré sa taille (souvent un prototype) traduit une vision, celle de l’entrepreneur.

Nous sommes sensibles en tant que possible consommateurs à l’histoire d’un produit, à la morale, aux valeurs qu’il défend. Pourquoi ai-de décidé en tant qu’entrepreneur de m’attacher à ce problème et pas un autre. On sait ô combien on pourra captiver un auditoire en racontant une histoire, en présentant des maquettes…

3) Se développer grâce à la clientèle

Cette étape vise à analyser les retours du MVP. On pourra dès lors, cibler très précisément les clients potentiels de notre service. Tous les retours sont bons à prendre puisqu’ils permettent de préciser d’autant plus le service, de revoir certaines fonctionnalités…

En ce sens, Eric Ries rappelle combien il est important de garder le contact (au travers de newsletters, de mail, d’ambassadeur) avec les premiers clients puisque ce sont eux qui vendront par la suite les mérites de nos produits.

4) Le temps de la remise en question et de l’ajustement

Eric Ries emploie pour cette étape le terme “pivoter”, autrement dit, ajuster la stratégie. Qu’est-ce que cela signifie ?

En fonction des retours que l’entreprise récolte, elle se doit de revoir son produit pour coller au plus près de la demande des consommateurs. La demande évolue au fil du temps, il conviendra alors d’avoir constamment cette démarche.

5) Se confronter au marché : “Vendre son produit”

On parle de “market fit” lorsque le produit correspond parfaitement aux besoins du marché. Il ne manque plus qu’à combler le manque de visibilité et de notoriété de son entreprise.

Le Lean Start Up développe un conseil simple : interagir et solliciter nos clients, des personnalités publiques, des influenceurs (aujourd’hui). Simple mais difficile car cela implique un coût aussi bien financier qu’en termes de temps. L’intérêt est de se reposer sur des relais marketing et consolider son référencement.

6) Tout fonctionne bien ? Assurer et consolider la croissance de votre projet/ produit

Tout repose alors sur le management que vous souhaitez mettre en place au sein de votre startup. Depuis peu est apparue la notion de management 3.0 qui ambitionne de révolutionner cette relation manager/salarié. Le management 3.0 mettrait ainsi fin au pouvoir de décision du manager sur le salarié. Ces derniers se mettent bien évidemment d’accord sur les objectifs, mais le salarié obtient une liberté d’initiatives qu’il n’avait pas forcément avant. Cette nouvelle conception du management met l’accent sur de nouvelles valeurs d’entreprise : la confiance, l’honnêteté, le droit à l’erreur. Est-ce compatible avec votre modèle d’entreprise ? Devons-nous forcément remettre en cause la structure hiérarchique traditionnelle de l’entreprise ?

Le Lean Start Up, qu’en penser ?

Comme nous l’avons rappelé un peu plus tôt dans l’article, le Lean Start Up est avant tout un modèle, un concept. En aucun cas, il détient en lui-même les clefs du succès de votre entreprise. Rien ne remplacera jamais la réalité du terrain. Néanmoins, il permet de canaliser l’excitation, l’émulation qui caractérise le début de toute aventure entrepreneuriale.

Alexis Ditchi

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Les accélérateurs accélèrent-ils vraiment?

De nombreuses startups ont connu des croissances vertigineuses ces dernières décennies et les opportunistes n’ont pas mis de temps à comprendre qu’un besoin était naissant, qu’un problème allait devoir être résolu : la difficulté à voir sa croissance accélérer en masse. Si l’on connaît les Success Stories de Facebook, Airbnb, ou Criteo ( « La plateforme publicitaire pour l’Internet ouvert »), toutes les startups ne connaissent pas de tels succès. Et c’est de ce problème que sont nés les accélérateurs et autres incubateurs : le manque d’accompagnement et de structure avant d’accéder à la croissance folle. Mais ces structures d’accompagnement sont-elles vraiment indispensables?

Les structures d’accompagnement et d’hébergement

Il en existe plusieurs types et essayons de comprendre comment elles s’articulent et quels sont leurs objectifs.

Pépinière, incubateur, couveuse, village d’entreprise, accélérateur, écosystème de startups, campus de startups : autant de dénomination qui désignent des offres visant à travailler avec les startups. On peut les trier grâce au stade d’avancement de la startup lorsqu’elle rentre en accompagnement ou en hébergement. Vient en premier la couveuse qui permet à tous ceux qui ont envie de se lancer de venir tester leur projet.

L’incubateur est la seconde étape et ils sont relativement nombreux : selon une étude menée par l’incubateur Keirus, ils étaient 233 en 2016 en France.  Ils accompagnent le projet, sur les points techniques et sur les points commerciaux. Les startups peuvent bénéficier d’une aide au développement, d’un réseau de partenaires techniques pour industrialiser le produit (s’il s’agit de Hardware), et de partenaires qui peuvent devenir de futurs clients. L’incubation se fait sur une période de 6 à 18 mois.

Les accélérateurs sont les structures qui vont permettre de faire croître la croissance sur une période plus courte à l’image de Techstars. L’objectif est d’aboutir sur une levée de fonds à l’issue d’un peu plus de trois mois d’accélération. EyeLight, une startup toulousaine, a eu la chance d’intégrer la première session parisienne l’an dernier alors que LCB Industries y est actuellement en accélération.

En parallèle, d’autres structures proposent aux startups d’évoluer dans des locaux communs. Le plus connu, Station F par Xavier Niel, mais aussi l’IoT Valley sur Toulouse sous l’impulsion de Sigfox et de Ludovic Le Moan, regroupent de nombreuses startups dans un environnement favorable (l’IoT Valley, tout en proposant des locaux pour les startups IoT B2B, est surtout un écosystème d’accompagnement accueillant des startups en incubation et en accélération). L’objectif est de concentrer le savoir, la technologie, et surtout un état d’esprit pour maximiser les chances des startups de réussir.

Les accélérateurs : un coup de frein?

Toutes ces étapes ne sont pas obligatoires, pourtant la majorité des startups prennent part à ces écosystèmes ou programmes. Ces accélérateurs accélèrent-ils vraiment?

Ces programmes ont-ils une réelle valeur pour les startups? A trop vouloir être accompagnée, la croissance des startups ne serait-elle pas freinée? Au-delà du contenu de l’accompagnement, c’est le business model de ces programmes sur lequel il faut se pencher. Comme vous pouvez l’imaginer, ces structures n’accompagnent pas les startups par pure charité. Certaines basent leur Business Model sur l’accompagnement à l’instant t : ils facturent le coaching et les locaux pendant l’accélération. D’autres misent sur la réussite de leurs startups (et donc sur le succès de leur accompagnement) en ne prenant uniquement un pourcentage à partir d’un certain niveau de revenus (souvent entre 3 et 10%). Et c’est là qu’est la différence entre les structures qui souhaitent vraiment aider les startups et celles qui veulent faire croître leur business. En basant son modèle de revenu sur le succès des startups, notre premier type de structure font un véritable pari sur leurs poulains et sur toute l’aide qu’ils leurs apportent. Le deuxième type de structure facture immédiatement un coaching dont ils n’ont aucune visibilité sur le succès.

Cela brise le mythe de la conquête du monde dans une cave avec trois ordinateurs et une connexion wifi, mais les startups ont aujourd’hui la chance de pouvoir bénéficier d’une aide précieuse de la part d’entrepreneurs expérimentés, ne reste plus qu’à choisir les bons..

Tanguy Munch

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« C’est facile, il faut juste LA bonne idée! »

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Coupe du monde de l’entrepreneuriat : la victoire danoise ?

L’heure est à la coupe du monde, et si, au sein de leur groupe, les bleus mènent la danse … D’un point de vue entrepreneurial, le grand gagnant serait le Danemark ! En effet, réputé pour sa qualité de vie, Lego, Skype et son système éducatif, ce petit pays de 5,7 millions d’habitants serait l’un des plus favorable à la création d’entreprises. Comment expliquer le succès du modèle danois ?

Une culture de l’entrepreneuriat dès l’école

Le système éducatif danois est sans aucun doute un véritable succès et un élément d’influence majeur dans la réussite entrepreneuriale des habitants du pays, et ce, dès leur plus jeune âge (je pense ici notamment à Cecilie Villadsen qui, âgée seulement de 14 ans et dans le but de se faire de l’argent de poche, décide de coudre des drapeaux américains sur les jeans levis et de les revendre. Aujourd’hui, son entreprise, American Dreams, réalise un chiffre d’affaires de près de 3 millions de couronnes danoises). Cette réussite s’expliquerait par le fait que l’échec n’effraie pas les jeunes danois. Et pour cause, en vue de développer la créativité et l’esprit d’initiative, le système de notation n’apparaîtrait que très tard dans la scolarité des jeunes élèves. Par ailleurs, plusieurs cours sur l’entrepreneuriat et l’innovation, obligatoires pour certains, sont proposés dès le lycée et accompagnent les élèves dans leurs premières tentatives.

Accepter l’échec, ne pas le craindre, s’épanouir personnellement, ne pas avoir peur de prendre des initiatives … Ces valeurs inculquées aux Danois à l’école se retrouvent par la suite dans la culture du pays, et ne peuvent que fournir un environnement idéal et une base solide à l’entrepreneuriat.

Un micro climat plus que favorable

D’autres éléments sont également à prendre en compte, comme le rôle prééminent de l’Etat. En effet, l’administration publique danoise se veut bienveillante et présente pour les entrepreneurs. Ainsi, créer son entreprise au Danemark nécessite un capital minimum d’une couronne danoise (soit 10 centimes d’euros), et moins de cinq minutes. Tout est fait pour faciliter et encourager la profusion de startups.

Par ailleurs, le marché du travail est très flexible. Il est beaucoup plus simple d’embaucher et de licencier. Cette flexibilité se retrouve également dans le système bancaire. Les banques danoises prêtent bien plus facilement aux entrepreneurs et pour cause, les habitants de ce petit pays se font confiance (le Danemark est le pays le moins corrompu du monde).

Et la France ?

« Entrepreneur » est avant tout un mot français. La France demeure un très bon modèle entrepreneurial. Néanmoins, ce match-là semble inégal. Le pays peine toujours à égaliser et le modèle français ne fonctionnerait pas aussi bien que celui de son adversaire, pourquoi ?

Tout d’abord, l’obstacle financier n’est pas à négliger. Le coût de création d’une entreprise freine près de 44% des français. Par ailleurs, il est plus difficile pour les entrepreneurs d’y obtenir des prêts. Ensuite, les procédures administratives, trop nébuleuses ne sont pas sans décourager bon nombre de français. Mais avant tout, c’est la peur du risque, de l’inconnu, de l’échec, bien plus présente dans la société française que danoise, qui freine le développement entrepreneurial du pays. En effet, contrairement au système danois, la culture française est marquée, dès le plus jeune âge, par une forte compétitivité, et une diabolisation de l’échec.

Néanmoins, malgré ces freins, de nombreuses mesures sont prises pour favoriser l’entrepreneuriat (comme la mise en place du PCE, prêt à la création d’entreprise par certaines banques), l’envie et la volonté d’entreprendre demeurent l’élément le plus important dans la construction d’un écosystème propice à l’entrepreneuriat. En 25 ans, ce dernier connaît une progression considérable en France. Elle serait donc première de l’OCDE en 2016 sur l’intention des jeunes de créer leur start up, et 2e européenne sur le capital innovation, la Coporate Ventue capital et enfin la finance participative.

Ainsi, si l’aller de ce match entrepreneurial est marqué par une victoire incontestée du Danemark,  la France garde ses chances de sortir vainqueur du match retour (et peut être même de la coupe du monde de football, qui sait) …

Yasmine El Alami Idrissi

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Petit guide des villes où il fait bon entreprendre (hors Paris)

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La France, nouvel eldorado de l’entrepreneuriat

En 2016, il n’y a pas eu que des mauvaises nouvelles en France, mais aussi des choses particulièrement réjouissantes.

 

Un exemple ? Le dernier classement Fast 500 de Deloitte [1] qui classe les 500 entreprises européennes les plus innovantes et avec la plus forte croissance. Avec une progression de 1300% sur les quatre dernières années, la France s’impose devant le Royaume-Uni et l’Allemagne avec 94 startups classées, contre 70 et 23 startups classées pour ses deux autres grands concurrents européens.

 

« La France ? – 1300% de progression en 4 ans 1er en nb de startups au classement Fast 500 de Deloitte »

Les startups tricolores s’illustrent aussi particulièrement lors des salons internationaux, à la dernière CES (Consumer Electronics Show, dont on vous parle en vidéo [Réf 1] , et dans un article dédié à l’Eureka Parc [Réf 2]), la France était le 3e pays le plus représenté derrière les États-Unis et la Chine.

 

 

Paris, nouvelle reine du numérique !

 

Mais comment la French Tech s’est-elle autant développée ces dernières années ? C’est beaucoup dû au nouveau dynamisme de Paris, qui ne dissimule pas son ambition de devenir la nouvelle capitale européenne des startups : nouveaux incubateurs, investissements en masse, accueil d’entreprises étrangères… Les initiatives se multiplient pour rendre la capitale attractive !

 

Paris dispose notamment d’une quarantaine d’incubateurs dont Cargo, l’actuel plus gros incubateur européen, qui héberge 50 start-up, mais ne compte pas s’en contenter. En effet, avec la construction de la Halle Freyssinet (financé majoritairement par Xavier Niel), qui ouvrira ses portes en 2017 sur 34 000m² pour devenir le plus gros incubateur du monde, Paris frappe un grand coup sur la scène internationale et affirme son importance.

 

Ces nombreux incubateurs ont en partie pour but d’attirer entrepreneurs et investisseurs étrangers : selon M. Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge du développement économique et de l’attractivité, l’objectif serait d’avoir au moins 30% de startups d’origine étrangère dans les incubateurs parisiens.

 

Et pour attirer des start-up étrangères, cela passe aussi par le French Tech Visa : afin de permettre aux entrepreneurs, ingénieurs, investisseurs et professionnels en lien avec l’entrepreneuriat de venir travailler en France, ce nouveau visa permet une procédure considérablement simplifiée et accélérée.

 

Enfin, Paris affirme sa nouvelle importance par la quantité de ses investissements : avec 857 millions de dollars de financement des startups au dernier trimestre de 2016, Paris est en passe de dépasser Londres, (919 millions de dollars d’investissement) qui souffre des effets du Brexit, et creuse l’écart avec Berlin (462 millions de dollars de financement). Cocorico donc ?

 

Mais la France, ce n’est pas Paris ?

 

Et le reste de la France alors pourriez-vous me dire ? En effet, l’hexagone possède de nombreux lieux qui tendent à attirer et développer l’entrepreneuriat, la création du label French Tech permet notamment de valoriser 13 territoires français pour y développer cette dynamique.

 

Dans les territoires qui se démarquent, Toulouse tire son épingle du jeu, en étant la deuxième ville française où le plus de startups sont créées, devant Lyon et Bordeaux. La progression de l’entrepreneuriat dans la région Haute Garonne est de +8,6% en décembre 2016, un peu supérieur à la moyenne nationale de 5,6%. Sans surprise, L’Ile-de-France reste loin devant avec une progression de +15%. [2]

 

« Les secteurs d’activités les plus concernés par ce dynamisme de l’entrepreneuriat ? Les transports : 55,6% L’immobilier : 10,4 % Les activités scientifiques et techniques : 9,5%L’hébergement et la restauration : 8,5% »

Mais si l’on regarde en termes de part de la population concerné par l’entrepreneuriat, comparativement à la population totale de la ville, Montpellier créé la surprise, c’est en effet le lieu où proportionnellement, la part de l’entrepreneuriat est le plus important, devant Paris et Toulouse.
On peut donc se réjouir de voir un esprit d’entrepreneuriat de plus en plus implanté dans le paysage français, et propice aux nouvelles initiatives ! Qui sait, peut-être que l’entrepreneur de demain, c’est vous.

 

Par Ambre Erouart

 

[2] Étude de Agence France entrepreneur, chiffres de décembre 2016 http://media.afecreation.fr/file/53/6/chiffres-france_12-2016.97536.pdf

 

Crédit photo : LAUBACHER Paul, article « Xavier Niel veut faire fleurir 1.000 start-up à la Halle Freyssinet », Le nouvel Obs (en ligne), 25 septembre 2013

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Intervenants du Brainstorming #2

Mercredi 5 avril, Optimize t’invite à son 2ème  brainstorming sur la thématique de l’entrepreneuriat social ! Chaque intervenant proposera une problématique concrète concernant son activité, à toi alors de proposer tes solutions, tes idées et ainsi de prendre part à la vie et aux enjeux de l’entreprise de ton choix le temps d’un soir ! Pour que tu puisses aider la startup qui te correspond le mieux, nous te proposons de te familiariser un peu plus avec l’activité de chacune d’entre elles ! Enjoy !

 

 

 

Le concept : Valoriser les énergies renouvelables grâce à une plateforme d’achat et de vente directe d’électricité qui met en relation les producteurs indépendants avec les consommateurs.

Quelle(s) solution(s) pour quel(s) problème(s) ? Ilek s’engage pour la décentralisation de la production et de la distribution de l’électricité en France en valorisant les producteurs locaux. La solution d’Ilek est donc complète puisqu’elle favorise la production locale ainsi que la protection de l’environnement sans avoir à dépenser plus d’argent, puisqu’il n’y a plus d’intermédiaires !

Les cibles ? Ilek vise aussi bien les entreprises et les collectivités que les particuliers, chacun peut être producteur ou consommateur.

Grâce à cet outil, Ilek ambitionne de devenir le premier fournisseur d’électricité verte et locale en France. Tu es séduit par cette startup ? Viens l’aider à relever ce défi autour d’un brainstorming ludique et convivial !

 

 

 

Le concept : Partager du contenu sur les réseaux sociaux UNIQUEMENT avec tes amis et non avec tes amis + M.Facebook grâce à des clés de cryptage qui permettront de diffuser le vrai contenu aux personnes autorisées puis une image de substitution faisant la promotion d’une association caritative à ceux qui n’ont pas l’autorisation.

Quelle(s) solution(s) pour quel(s) problème(s) ? : Datarmine protège ta vie privée sur les réseaux sociaux, grâce aux clés de cryptage Facebook ne peut ni visualiser ni devenir propriétaire des photos de ta dernière soirée arrosée. Datarmine permet aussi d’accroître la présence des associations caritatives sur les réseaux sociaux où leur communication est encore trop peu active.

Les cibles : Les jeunes adultes ou jeunes parents ainsi que les associations caritatives.

 

 

Le concept : Natur’Concept commercialise des produits simples de notre quotidien adaptés aux enjeux écologiques de nos sociétés (assiettes en son de blé, tentes réutilisables en carton biodégradable ou encore emballages alimentaires ou verrines 100% mangeables)

Quelle(s) solution(s) pour quel(s) problème(s) ? : Natur’Concept s’engage à aider des petites entreprises qui fabriquent des objets écologiques et durables en commercialisant leurs produits sur le marché français. Chaque produit répond à un enjeu écologique et responsable. Par exemple, les assiettes produites par Biotrem sont réalisées en son de blé, un déchet récupéré lors de la fabrication de la farine.

Les cibles : Les particuliers mais aussi les professionnels ! En effet, certains restaurants ont déjà passé un contrat avec Natur’Concept pour les fameuses assiettes en son de blé.

 

 

Le concept : Biocenys est une SCOP (société coopérative et participative) qui propose, grâce à ses diverses solutions, d’aider les entreprises à prendre en compte la biodiversité au sein de leurs différents projets. Elle favorise par exemple l’implantation de ruches ou d’hôtels à insectes.

Quelle(s) solution(s) pour quel(s) problème(s) ? : Encore trop peu d’entreprises prennent en compte la protection de l’environnement et de la biodiversité au sein de leurs activités. Biocenys accompagne les entreprises dans le développement d’une bonne politique RSE.

Les cibles : Les entreprises et les collectivités

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